embarquement a Punta Arenas, bled pourri, sous le trou de la couche d'ozone, venteux, moche et triste.
le bateau est confortable, mais il s'est rempli de toutous de toutes les sortes. Une vraie comedie humaine, avec du bon et pas mal de pire.
On bouffe tout le temps, et c'est pas trop gastro. mais arretons de nous plaindre. la navigation est tranquille, sauf quand on sort du detroit de Magellan pour tater du Pacifique.
On debarque ici et la, sur une plage deserte bien entendu sauf pour quelques elephants de mer, paresseusement etales au soleil (quand il y en a). il y a une faune tres riches, des comorants aux Albatross (jusqu'a 4 m. d'envergure!), en passant par toutes les marques d'oies sauvages et quelques huitriers (ceux qui mangent des moules quand il n'y a pas d'huitres, comme c'est le cas ici bas, ou nous sommes tombes vraiment tres bas).
La flore est aussi interessante, comme ces arbres aux noms latins (a croire que les Romains etaient venus jusqu'ici, mais c'est seulement a cause de Darwin, qui faisait le malin et ramenait sa science en donnant des noms latins a des arbres qui ne lui avaient absolument rien demande). Bref ces arboricolus nostradamus du Cabo Hornus poussent sur 10 centimetres de mousse et ont des racines extremement envahissantibus. Ca ne les empeche pas de pousser tres haut et d'avoir l'air de pins parasols, sans en avoir les moyens. C'est tres beau quand meme.
Et des glaciers, encore des glaciers. Il y a meme une "Avenue des Glaciers", dans le Canal de Beagle. Bon on est arrives ce matin a Ushuaia, Nicolas Hulot etait deja parti sans laisser d'adresse, et nous volons cet apres-midi vers Santiago (oh-oh-hisse-et-ho) d'ou, dans deux jours, nous partirons pour Paques (bien avant Noel grace au decalage horaire et a l'excellente organisation de Chanchan qui nous fait voyager dans l'espace et le temps).
Moi, j'ecris des rapports debiles et vous envoie mes amities, et Chanchan, ses gros becs
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